Gastronomie italienne : le casatiello, la brioche salée de Pâques que l’on déguste en famille

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À Naples, le casatiello n’est pas juste une brioche salée. C’est une odeur de fête, un plat généreux, une tradition de Pâques qui rassemble toute la famille autour de la table. Et si vous aimez les recettes qui ont du sens, celle-ci a de quoi vous surprendre.

Un symbole de Pâques à la napolitaine

Le casatiello vient du sud de l’Italie, et plus précisément de Naples. On le prépare surtout pour Pâques, quand les maisons se remplissent et que les repas durent longtemps. Ce n’est pas une simple pâte garnie. C’est un vrai morceau de culture locale.

Ce pain brioché salé raconte aussi une histoire de saison. Autrefois, on y mettait ce qu’il restait dans le réfrigérateur ou dans le garde-manger. Les charcuteries, les fromages, les petits morceaux oubliés. Rien n’était perdu. Tout prenait une seconde vie dans cette belle couronne dorée.

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Pourquoi le casatiello intrigue autant

La première surprise, c’est son aspect. On voit une couronne rustique, souvent décorée d’œufs entiers posés sur le dessus. La deuxième surprise arrive à la dégustation. C’est riche, fondant, un peu lourd, mais incroyablement rassasiant.

Beaucoup de voyageurs pensent trouver un gâteau. Ils découvrent plutôt un plat complet. Avec du saindoux, du fromage, de la charcuterie et du poivre, le casatiello a du caractère. Il ne cherche pas à être léger. Il cherche à être bon, tout simplement.

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Les ingrédients du casatiello traditionnel

Voici une version familiale pour environ 8 personnes. Elle respecte l’esprit de la recette napolitaine, tout en restant faisable à la maison.

  • 500 g de farine de blé
  • 25 g de levure de boulanger fraîche
  • 250 ml d’eau tiède
  • 80 g de saindoux
  • 10 g de sel
  • 1 cuillère à café de poivre noir moulu
  • 150 g de salami ou de saucisson italien en dés
  • 100 g de jambon cru ou de pancetta en dés
  • 100 g de provolone ou de fromage à pâte dure en dés
  • 50 g de pecorino râpé
  • 4 œufs entiers avec la coquille, bien lavés

Le mélange peut varier selon les maisons. Certaines familles ajoutent de la mortadelle, de la coppa ou d’autres fromages. C’est aussi cela, la beauté du casatiello. Chaque foyer a sa version.

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Comment préparer le casatiello pas à pas

La pâte doit être souple et bien pétrie. Dans un grand bol, délayez la levure dans l’eau tiède. Ajoutez la farine, le sel, le poivre et le saindoux. Mélangez puis pétrissez pendant 10 minutes, jusqu’à obtenir une pâte homogène.

Formez une boule. Couvrez-la avec un torchon propre. Laissez lever pendant 1 heure à 1 h 30 dans un endroit tiède. Elle doit gonfler doucement. Pas besoin de se presser.

Pendant ce temps, coupez la charcuterie et le fromage en petits dés. Quand la pâte a levé, étalez-la sur un plan de travail fariné. Gardez une petite partie pour les décorations si vous voulez faire une belle finition.

Ajoutez les dés de charcuterie, le fromage et le pecorino râpé. Roulez la pâte sur elle-même, puis placez-la dans un moule à savarin ou un moule rond beurré et fariné. Formez une couronne.

Posez les 4 œufs entiers sur le dessus, en les enfonçant légèrement. Avec les bandes de pâte réservées, faites de petites croisillons pour les maintenir. L’effet est simple, mais très joli.

Laissez reposer encore 30 minutes. Puis enfournez à 180 °C pendant environ 1 heure. Le casatiello doit être bien doré. Si le dessus colore trop vite, couvrez-le d’une feuille de papier cuisson en fin de cuisson.

Le secret de son goût si particulier

Ce qui rend le casatiello si bon, c’est son équilibre entre le pain et la garniture. La pâte absorbe les saveurs de la charcuterie. Le fromage fond légèrement. Le poivre réveille l’ensemble. Et le saindoux donne ce côté moelleux très typique.

À la première bouchée, on comprend vite pourquoi il est souvent servi lors des grandes réunions familiales. Il cale, il réchauffe, il console presque. C’est le genre de plat qui donne envie de rester à table un peu plus longtemps.

Quand et comment le servir

En Italie, le casatiello se mange souvent à température ambiante. Il est encore meilleur après quelques heures de repos. On peut le servir en tranches épaisses, avec une salade verte, quelques légumes marinés ou simplement tel quel.

Il se glisse aussi très bien dans un pique-nique. D’ailleurs, le lundi de Pâques, beaucoup de familles italiennes l’emportent dehors. C’est pratique, nourrissant et facile à partager. Un vrai plat de fête nomade.

Pourquoi cette recette plaît encore aujourd’hui

Le casatiello parle à beaucoup de monde parce qu’il est sincère. Il ne suit pas une mode. Il vient d’un geste ancien, d’une cuisine de maison, d’une envie de ne rien gaspiller. Et aujourd’hui encore, cette idée touche toujours.

Dans un monde où tout va vite, cette brioche salée demande du temps, un peu d’attention et de la patience. Mais le résultat en vaut la peine. Si vous aimez les recettes généreuses, pleines de goût et d’histoire, vous avez ici une belle découverte à essayer chez vous.

Antoine Robin
Antoine Robin

Je vis a Toulon et j'ecris sur la gastronomie depuis 9 ans apres un passage en salle puis en cuisine dans le Var. Je travaille surtout les produits mediterraneens, les cartes de saison et l'actualite des tables locales. J'aime les infos nettes.

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